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CCTP et DPGF : le guide pour arrêter de rédiger dans l'urgence

Un CCTP rédigé la veille de la consultation, une DPGF que les entreprises remplissent n'importe comment, des devis incomparables à décortiquer pendant des heures. Voilà ce qui arrive quand ces deux documents sont traités comme une formalité. Ce n'en est pas une.

Vous avez déjà reçu des devis d'entreprises qui ne parlent pas le même langage ? Des postes chiffrés différemment, des prestations incluses ou exclues selon l'humeur, impossible de comparer ? Dans 9 cas sur 10, le problème vient de la DPGF — pas des entreprises.

Ce que sont vraiment le CCTP et la DPGF — et pourquoi la DPGF est le document clé

Le CCTP — Cahier des Clauses Techniques Particulières — décrit comment les travaux doivent être réalisés : matériaux, techniques, conditions de mise en œuvre. C'est la référence technique.

La DPGF — Décomposition du Prix Global et Forfaitaire — est la grille que vous donnez aux entreprises pour chiffrer leurs offres, lot par lot, poste par poste. C'est elle qui détermine si vous allez pouvoir comparer les devis en une heure ou en une journée.

Le lien entre les deux est simple : une DPGF ne peut être bien remplie que si chaque poste qu'elle contient est précisément décrit dans le CCTP. Et c'est là que tout se joue.

La DPGF mal faite : ce que ça coûte vraiment

Imaginez une DPGF avec un poste « revêtement sol — prix au m² ». L'entreprise A inclut la pose, la préparation du support et les plinthes. L'entreprise B inclut seulement la pose. L'entreprise C ne sait pas exactement ce qu'on lui demande et chiffre large pour se couvrir.

Vous recevez trois devis avec des écarts de 30%. Vous passez une journée à appeler chaque entreprise pour comprendre ce qui est inclus ou pas. Vous recommencez la comparaison. Et au final, vous ne savez toujours pas si vous comparez des choses comparables.

Ce n'est pas un problème d'entreprises peu rigoureuses. C'est un problème de DPGF mal construite.

Construire une DPGF que les entreprises peuvent vraiment utiliser

Une bonne DPGF repose sur trois règles simples.

La première : chaque poste doit avoir une correspondance exacte dans le CCTP. Pas d'approximation, pas de renvoi vague à « voir descriptif ». Si le poste existe dans la DPGF, il est décrit précisément dans le CCTP — matériaux, dimensions, conditions de pose, exclusions.

La deuxième : le niveau de décomposition doit être cohérent. Ni trop fin au point de noyer l'entreprise, ni trop vague au point de lui laisser toute latitude d'interprétation. Un poste par nature de prestation, avec des unités claires — m², ml, forfait — et des quantités réalistes.

La troisième : les exclusions doivent être explicites. Ce qui n'est pas dans le lot doit être dit. C'est là que se jouent les litiges sur les interfaces entre corps de métier — le carreleur qui pensait que la chape était à sa charge, le plaquiste qui n'avait pas prévu les joints de finition.

Le CCTP : ne pas attendre la fin pour le rédiger

L'erreur classique : on rédige le CCTP dans l'urgence, juste avant d'envoyer la consultation aux entreprises. On reconstitue de mémoire les décisions prises pendant les études. On oublie des prestations. On décrit les matériaux de façon trop vague.

Le CCTP doit être un document vivant, alimenté tout au long de la phase d'études. Chaque décision de conception — un revêtement choisi, un système technique retenu, un équipement spécifié — doit être notée au moment où elle est prise. Pas reconstituée six semaines plus tard.

Un lot = un corps de métier = une section dédiée. Avec la description générale, les spécifications techniques, les conditions de mise en œuvre, les prestations incluses, les exclusions explicites, et les documents de référence applicables (DTU, normes). Dans cet ordre, à chaque fois.

Ce que Kalm change dans la production de ces documents

Sur Kalm, le CCTP et la DPGF ne sont pas deux fichiers séparés qu'on essaie de garder cohérents manuellement. Ils sont construits dans le même flux, lot par lot, à partir de la même structure.

Quand vous rédigez le descriptif d'un lot dans Kalm, les postes de la DPGF se structurent en parallèle. Quand un matériau change, vous le modifiez à un seul endroit. Quand vient le moment d'envoyer la consultation, les deux documents sont cohérents — pas parce que vous avez passé une heure à vérifier, mais parce que la structure de l'outil l'a rendu impossible d'être autrement.

Ce que Kalm génère, c'est un descriptif avec le bon dosage : suffisamment précis pour que les entreprises puissent chiffrer sans ambiguïté, suffisamment structuré pour rester lisible par votre client. Sans avoir à produire deux versions différentes du même document.

En résumé

La DPGF est le document qui détermine la qualité de vos consultations d'entreprises — et donc la fiabilité de vos comparaisons de devis. Une DPGF floue, c'est des heures perdues en allers-retours, des devis incomparables, et parfois des litiges en cours de chantier sur des prestations que personne n'avait clairement attribuées.

Kalm est conçu pour que ce travail soit fait une seule fois, correctement, dans la continuité des autres documents du projet. Si vous n'avez pas encore testé, c'est gratuit pour commencer.

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